jeudi 8 novembre 2007
Le business de la musique n'est pas humain!
C'est pas ce qui me passionne le plus dans ce vaste monde qu'est la musique, mais, ça bouge dans tous les sens en ce moment, et je me dis qu'il doit être difficile aujourd'hui pour un artiste de choisir son moyen de promotion, de ventes, etc.
Les faits :
Aujourd'hui, j'ai un commentaire du fondateur de Spidart, Nicolas CLARAMOND qui répond, sur le billet que j'ai publié à propos de Spidart, aux commentaires déposés concernant la législation et d'un éventuel placement dangereux. Je salue d'ailleurs son initiative pour cette réponse dans laquelle il présente notamment son équipe, on pourra pas lui reprocher de ne pas communiquer. Il a d'ailleurs aussi répondu à un billet sur Spidart publié sur TechCrunch, qui accumulait des commentaires critiques, pas toujours constructifs, souvent fondés, avec du bon et du mauvais.
Mais les faits sont là, Spidart est labelisée par NOVACITE. Chapeau, gros travail de fourni, chez Spidart on sait monter des dossiers, défendre ces mêmes dossiers et on doit avoir un paquet d'énergie.
De plus, aujourd'hui, TechCrunch publie un billet intitulé Vous en avez assez des Majors? Créez le votre dans lequel Ouriel Ohayon nous présente un petit dernier (Français aussi) MyMajorCompany, direct concurrent de la startup lyonnaise Spidart mais aussi à Selleband (allemand) et Amie Street.
De plus, j'ai lu une réflexion très intéressante sur le sujet (lien donné par techcrunch) ICI.
ça y est, vous êtes perdu?
Attendez, attendez, c'est pas tout! Vous avez aussi les labels indépendants style RESHAPE, ou Dogmazic, ou Jamendo. Eux, aux moins ne vous demandent aucun investissement financier, ils font la promotion de leurs artistes et essaient de vendre. Est ce suffisant pour qu'ils vivent ? Les artistes s'y retrouvent-ils ? Peut être! Le Web, les blogueurs ne sont-ils pas de fabuleux outils de promotions? Bien sur que si, et c'est pas pour rien qu'on voit fleurir des widgets (Sony l'a bien compris). Est ce que ça suffit pour bien vendre?
Et dans tout ça, on retrouve aussi nos grands Majors du disque qui, avec les épisodes Prince, Radiohead et consorts peuvent se faire un sang d'encre, car fini le temps des vaches grasses et cochons chromés qui ont laissé la place à un virus épileptique qui ne fait qu'annoncer le temps de la récession.
Conclusion :
La blogosphère n'a pas fini de trembler sous les secousses d'une industrie du disque mise à mal par une course effrénée au pognon et bénéfices, par des startup qui veulent profiter de cette brèche pour faire leur beurre en se vantant de qualités humaines. La liberté de la musique est muselée par des émissions de télé qui nous passent des artistes stéréotypés que des ados et adultes perdus idolâtres et défendent à grands coups de numéros surtaxés. Tous ces gens travaillent dans la rentabilité et vont finir par tuer la musique et la créativité.
Finalement, le débat fait surtout rage sur des sites qui ne traitent pas de la musique en elle même, mais de mises en œuvre de plateformes (coté technique, WEB2.0, etc.), d'aspects financiers, de nouvelles StartUp. Je savais que la musique était un business qui rapportait beaucoup, mais là, trop c'est trop!
Et l'artiste là dedans, on ne lui demande rien...Le business de la musique n'est pas humain!
Arrêtez donc de nous vendre vos concepts de business humanisé, dans lequel les artistes sont écoutés et font preuve de la plus grande attention, parce que tout ceci n'est pas vrai, votre logique est une logique de profit, votre beurre est fait sur le dos des artistes et vos clients (nous) l'ont bien compris, on est pas des "chauffe eau"...
Je m'excuse auprès des 3 labels indépendants cités dans ce billet, d'avoir mis tout le monde dans le même sac, et pour ce ras le bol. Mon avis est quand même que votre business modèle est le plus juste et le plus humain!
Commentaires
Ben oui les Majors ne font pas dans le désintéressé ca c'est clair elles sont à l'image de notre société libérale individualistes, féroces et ignorantes des préceptes de solidarité de base. Des artistes comme Alain Chamfort ou Michel jonasz virés de leurs maisons de disques après avoir été bien traites comme des bonnes vaches à lait bien sages :o(
je ne parle pas des artistes débutants qui n'ont désormais que pe de chances d'exister car on leur demande de vendre au moins 30.000 disques dès le premier opus.
A côté de ca il y a des groupes qui tournent et qui ont fondé leur vie sur les concept associatif tels que Guérilla Poubelle par exemple mais la subsitance est difficile.
Triste constat...
Je viens de lire ton post (bien tourné bien ficelé; tu témoignes,tu relates)avec bien de l'intérêt. J'y appris quelques trucs.
Triste constat ma foi, mais pas tout à fait surprenant. La musique est avant tout un business de nos jours, et comme dans tout business il n'y a que peu de places pour des aspirations qu'on qualifiera "d'humaines" (ou peut-être les plus basses alors) .
Les "produits" ont aussi "évolués"; oui, parce qu'aujourd'hui un album, un single c'est d'abord un produit: études de marché, études en labo, packaging (clip, beaux p'tits derrières, belles p'tites gueules), merchandising,durée de vie du produit. De l'art la musique ? ha bon ?...ha mais avant alors... y a longtemps...avec des perruques blanche tout ça , ouais mozart tout ça...
Il y a peu je me disais, je trouvais, qu'on était dans une ère musicale peu créative globalement.. mis à part peut-être dans le monde du hip-hop (quoiqu'on y tappe bien dans le revival bankable aussi....)ou encore grace à quelques artistes qui ne font pas (ou plus) de concessions.
Et puis quand je lis des post comme le tiens ou quand je pousse un peu plus la réflexion, je me rend bien compte que je ne me fixe une opinion seulement qu'à partir de ce que je peux voir, et surtout à partir de ce que l'on veut bien me montrer.(non, parfois c'est affligeant de se rendre compte qu'on ait pu trouve un intérêt (même minime) à une émission comme "la nouvelle star" en invoquant comme prétexte, la comparaison avec la star'ac ou popstar..non mais c'est affligeant quand même non? loll).
Bon vous me voyez venir hein ?...Bin oui mais ce triste constat est appliquable dans tellement de domaine, de champs... c'est quoi le problème? : C'est simple, une magistrale orchestration (rien avoir avec de musique ici)d'une paupérisation des esprits (du "temps de cerveau disponible", du cul du cul du cul...même dans la musique)par les tenanciers du business...
Rassurons nous... il y a encore des musiciens ou des gens qui se mettent à la musique dans un autre esprit (ouais hein ?)
Très bon post. Merci.
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